Prendre le temps de surfer sans but bien précis, j’apprécie …
Voilà je partage ma découverte : des chansons kitchs pour mémoriser les règles d’orthographe que d’aucuns aimeraient simplifier.
Vous trouverez les paroles en pdf et les sons en mp3.
Bonne écoute, les enfants ou les plus grands auront peut-être envie de transformer en rap ou autres ces mélodies totalement désuètes.
Pour lire les paroles, cliquez sur le titre.
Cha cha cha des sons
Conga du za ze zi zo zu
Fox des consonnes
Marche des noms féminins
Polka de bijou chou caillou
Rock de la cédille
Tarentelle des ou-où-a-à-et-est
Texte : Claude AMY
Musique : François CHARPIN
Interprète : Paulette ROLLIN
Source : http://attentionalaterre.blogspot.com/2008/10/comment-jai-ameliore-mon-orthographe.html
Selon quatre Tafsirs qui font autorité [1]
[ Ibnou Kathir, Ibn 'Abbâs, At-Tabari, Al-Qurtubi ]
La traduction par le mot "Face" est sans nul doute préférable à celle par le mot "visage" qui est parfois malheureusement employée dans certaines traductions alors que ce terme renvoie clairement à une composante corporelle, ce qui pourrait de ce fait induire le lecteur en erreur et le faire glisser insidieusement vers l'anthropomorphisme. Cependant aucune traduction ne peut réellement exprimer la réelle signification du mot "Wajh", car de toute manière seul Allâh Ta'ala connait ce à quoi il renvoie vraiment.
Afin de dissiper le doute, l'idéal reste encore de comprendre le sens visé par ces Versets qui incluent le terme "Wajh". C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de vous faire profiter de l'analyse de ces Versets par quatre éminents spécialistes commentateurs du Qour'an (Exégètes). En examinant leurs commentaires, on pourra constater que ces derniers ont systématiquement exclus le sens littéral (celui adopté par les salafis), car cela mènerait de toute évidence une compréhension anthropomorphique en attribuant à Allâh une partie corporelle (qu'Allâh nous préserve d'une telle croyance).
« Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh, sans attendre de vous ni récompense ni remerciement. » [2]
« Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh » signifie chercher la récompense d'Allâh et Sa satisfaction.
C'est intérieurement, parce qu'ils n'ont pas prononcé cela ouvertement, mais Allâh nous a informé sur l'authenticité de leur cœur : « Nous vous nourrissons uniquement pour la Face d'Allâh », nous vous nourrissons uniquement pour récompense et la bienfaisance d'Allâh. « sans attendre de vous ni récompense » avec laquelle nous payer en retour « ni remerciement », ni de reconnaissance de votre part.
Chercher l'agrément d'Allâh, et Sa proximité.
S'éloigner du châtiment d'Allâh, et désirer Sa récompense.
Deuxième verset :
« Tout doit périr, sauf Sa Face. » [3]
Et Sa
Toutes les œuvres qui ne sont pas destinées à la Face d'Allâh (périront), ne seront pas acceptées « sauf Sa Face », sauf celle qui est destinée à Sa Face, il est dit aussi que cela signifie : toute face change exceptée celle d'Allâh et chaque royaume disparaîtra, sauf le Sien. « C'est à Lui qu'appartient le Pouvoir suprème », le jugement entre les personnes, « et C'est à Lui que vous ferez retour » après la mort, et il rétribue chacun selon ses œuvres.
Et il y a eu désaccord sur le sens de « sauf Sa Face ». Certains ont dit que cela signifie que tout périra sauf Allâh, tandis que d'autres ont dit que cela signifie que tout périra, sauf les actes que l'on fait en cherchant Sa satisfaction.
Mujahid a dit que cela signifie que tout périra à part Allâh.
Al-Sadiq (Imam Ja'far) dit que cela signifie tout, excepté Sa religion.
Abu Al-'Aliyah et Sufyan (At-Thawri) ont dit que cela signifie que tout périra, sauf les actes qui sont faits dans sa quête, à savoir en recherchant Sa proximité.
Muhammad bin Yahyā a rapporté qu'At-Thawri a déclaré : « J'ai demandé à Abā 'Ubaydah concernant Sa
Troisième verset :
« Tout sur cette terre périra, seule perdurera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire » [4]
Allâh affirme que tous les habitants de la terre périront et mourront. Les habitants des cieux mourront, à l'exception de quiconque Allâh décide. Seule la Face honorable d'Allâh restera, parce que notre Seigneur, l'Exalté, le Digne d'adoration, est le Vivant qui ne meurt jamais. Qatadah a dit : "D'abord, Allah à informé de ce qu'Il a créé et puis Il a dit que tout cela périra".
« Et la Face de votre Seigneur restera à jamais ». Ce verset est similaire à la Parole d'Allâh, « Tout périra, sauf Sa Face ». Dans ce verset, Allâh décrit Sa Noble Face comme étant Dhul-Jalal wal-Ikram, indiquant qu'Il est Digne d'être vénéré, et donc, jamais défié, et obéit, et, par conséquent, jamais désobéi.
« Seule perdurera la Face de ton Seigneur » qui ne meurt pas, et il est dit aussi que cela signifie: les œuvres vertueuses qui sont destinée à la Face d'Allâh ne périront pas « pleine de Majesté » qui possède la force et la souveraineté « et de Gloire » et qui possède également le pardon et la bienfaisance.
Allâh Ta’ala a dit : Tout ce qui est sur terre périra, djinns ou hommes et seule subsistera la Face de ton Seigneur, pleine de Majesté et de Gloire, Ô Mouhammad. Pleine de Majesté et de Gloire est un qualificatif de la Face. Il est également rapporté qu'il s’agit d’un qualificatif du Seigneur et de Son Attribut.
Cela signifie que ce qui restera, c'est Allâh, la "Face" étant une expression utilisée pour désigner Sa présence et Son Être
Ibn 'Abbas
Abu Al-Ma'ali a déclaré : "Quant à Sa "Face", ce que cela signifie selon l'écrasante majorité de nos Imams, est la Présence de (Allâh) l'Ordonnateur, le Très-Haut".
Wa Allâhou a'lam.
Notes du traducteur :
[1] Tafsir est le terme arabe pour désigner une Exégèse
[2] Qour'an S76 V9
[3] Qour'an S28 V88
[4] Qour'an S55 V27

3ACHOURA'
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
Le jour de 3Achoura' est le dixième jour du mois de Mouharram. Les savants sont unanimes à considérer le jeûne de ce jour comme étant recommandé et non pas obligatoire. Cette recommandation est tirée du hadith rapporté dans les Sahih de Al-Boukhariy et de Mouslim :
« إن هذا اليوم يوم عاشوراء و لم يكتب الله عليكم صيامه فمن شاء فليصمه و من شاء فليُفطِر »
ce qui signifie : « Aujourd'hui c’est le jour de 3Achoura', Allah n'a pas fait un devoir pour vous de le jeûner ; que celui qui le veut jeûne, et que celui qui ne le veut pas ne jeûne pas ».
Les savants ont tiré des textes rapportés au sujet de ce jeûne qu'il s'agit bien d'une recommandation et non d'une obligation.
Le jour de 3Achoura' est le jour durant lequel Allah ta3ala a sauvé Mouça et a fait noyer Pharaon. C'est aussi le jour où Il a accepté le repentir de 'Adam, où Il a sauvé l'Arche de Nouh. C'est ce jour-là que notre maître Al-Houçayn Ibnou 3Aliyy Ibni 'Abi Talib radiya l-Lahou 3anhouma fut assassiné.
L’Imam Mouslim a rapporté que 3Abdou l-Lah Ibnou l-3Abbas que Allah les agrée tous les deux, a dit : « Le Messager de Allah (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) est arrivé à Médine l’Illuminée, a trouvé des mécréants parmi les fils de Isra’il qui accomplissaient le jeûne de 3Achoura'. Ils furent interrogés à ce sujet. Ils répondirent : « C’est en ce jour que Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon aussi nous jeûnons ce jour afin de le commémorer ». Alors, le Prophète (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) dit :
« نحن أولى بموسى منكم »
ce qui signifie : « Nous sommes plus proches de Mouça que vous ». C’est alors que le Messager de Allah ordonna aussitôt de jeûner ce jour (de façon recommandé).
Al-Boukhariyy a rapporté, dans le hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam) :
« الأنبياء إخوة لعلات دينهم واحد وأمهاتهم مختلفة وأنا أولى الناس بعيسى ابن مريم ليس بيني وبينه نبي »
ce qui signifie : « Les prophètes sont comme des frères de mères différentes. Leur religion est la même, [c’est l’Islam] et leurs lois sont différentes. Je professe la même religion que 3Iça, fils de Maryam et il n’y a pas de prophète entre lui et moi ».
Les prophètes sont comme des frères de mères différentes. Le Prophète (3alayhi s-salatou wa ssalam)
a assimilé ainsi, les prophètes. Puisque les prophètes ont la même
religion, leur croyance est la même. Ils sont tous venus avec l’Islam
qui est la religion agréée par Allah pour ses créatures. Les lois des prophètes sont multiples tout comme les frères « li3allat »
ont des mères différentes. Puis le Prophète a ajouté : « Je professe la même religion que 3Iça le fils de Maryam plus que tout autre, il n’y a pas entre lui et moi, de prophètes.
Le Prophète (3alayhi s-salatou wa ssalam) a dit aux mécréants parmi les fils de Isra’il qui étaient en train de jeûner le jour de 3Achoura’, ce qui signifie : « Nous sommes plus proches de Mouça que vous ». En effet, ces mécréants parmi les fils de Isra’il ont démenti Mouça (3alayhi s-salam), Ils n’ont pas cru en lui. Ils n’ont pas cru en sa loi et l’ont même calomnié. Ils ont attribué mensongèrement des paroles à Mouça. Ils ont prétendu que Mouça leur avait dit de ne croire à aucun autre prophète après lui. Ils ont aussi démenti le Messager de Allah Mouhammad (salla l-Lahou 3alayhi wa sallam). Ils avaient d’ailleurs démenti auparavant, 3Iça fils de Maryam (3alayhi s-salatou wa s-salam). C’est donc ces mécréants parmi les fils de Isra’il que le Messager de Allah (salla l-lahou 3alayhi wa sallam) a trouvé à Médine l’Illuminée en train de jeûner le jour de 3Achoura’, le dixième jour de Mouharram, premier mois de l’année de l’Hégire.
Le Messager a recommandé de jeûner aussi le jour de Taçou3a', le neuvième jour du mois de Mouharram. Cette recommandation est tirée de la parole du Prophète :
« لأِنْ عِشْتُ إِلَى قَابِل لأَصُومَنَّ التَّاسِع »
ce qui signifie : « Si je vis jusqu'à l'année prochaine, je jeûnerai le neuvième jour. » [Rapporté par Mouslim.]
Le Messager de Allah est toutefois décédé avant cela. Certains savants ont dit que la sagesse qu’il y a à jeûner le neuvième jour du mois de Mouharram, c’est la précaution, parce qu'il est possible que l'on se trompe dans la détermination du début du mois. Ils ont dit aussi que c'est une manière de nous distinguer des non musulmans des fils de Isra’il qui jeûnent le 10 de ce mois uniquement. D’autre part, si l'on ne jeûne pas le neuvième jour avec le dixième, que l'on jeûne le onzième. Ach-Chafi3iyy a même recommandé explicitement dans ses livres Al-'Oumm et Al-'Imla' de jeûner les trois jours.
Le récit est que Mouça (3alayhi s-salam) avait appelé Pharaon à l’Islam, son Seigneur l’a aidé pour cela, il y avait avec lui son frère Haroun. Le Seigneur lui a révélé ainsi qu’à son frère Haroun (3alayhi s-salam) d’aller auprès de Pharaon qui était injuste et de lui adresser de douces paroles afin que Pharaon fasse preuve de discernement et qu’il craigne Dieu. Mais Pharaon n’a pas cru en Allah, comme Seigneur ni en Mouça comme prophète et messager ni en l’Islam comme religion. Il dit plutôt : « Je n’ai pas connu pour vous, d’autre Dieu que moi ». Il disait à son peuple : « Je suis votre Seigneur ». Il fit preuve d’injustice et mécrut. Allah ta3ala écrasa alors les tyrans et les contraignit par la mort. Que s’est-il produit ? Mouça, le fils de 3Imran, s’engagea dans la mer rouge. Il avait auparavant frappé de son bâton la mer. Aussitôt, la mer se dressa de chaque côté telle de grandes montagnes. Des chemins de terre ferme se formèrent devant lui. Notre maître Mouça (3alayhi s-salam) était accompagné de 600 000 musulmans. Lorsque Pharaon, ses soldats et les mécréants rattrapèrent Mouça, leur nombre était de 1 600 000 hommes. Lorsque Pharaon les rattrapa, il vit devant lui, une terre ferme entre deux montagnes d’eau. Il s’engagea à son tour sur le chemin de terre ferme. C’est alors que sur ordre de Allah, la mer se referma sur elle-même engloutissant Pharaon. Allah fit noyer Pharaon et ceux qui étaient avec lui. Les hommes qui étaient avec lui mais qui ne s’étaient pas engagés à ses côtés prétendirent que Pharaon n’était pas mort noyé aussi, Allah leur fit voir son cadavre, gonflé flottant sur l’eau. Pharaon était mort. Avant qu’il ne succombe à la noyade, il avait dit : « Je crois en Celui en qui ont cru les fils de Isra’il et je suis au nombre des musulmans » mais il avait dit cela après avoir perdu tout espoir de vivre et donc cela n'a pas été accepté de lui. Allah ta3ala dit :
« آلآنَ وَقَدْ عَصَيْتَ قَبْلُ وَكُنتَ مِنَ الْمُفْسِدِينَ »
ce qui signifie : « Est ce maintenant , alors qu'auparavant tu as désobéi et tu été aux nombre des corrupteurs », [sourat Younous 'ayah 90].
Par Sheykh Habib 'Umar
Question :
Réponse :
Nous concevons le terme « Tasawwuf » dans le sens d'un désir ardent de purifier le cœur, d'atteindre les vertueuses qualités prophétiques, et comme un moyen de suivre le Messager d'Allâh
Toutefois, les gens ont parfois des opinions éloignées de la vérité et de la réalité contextuelle. Il se peut qu'ils aient de fausses idées en particulier sur le tasawwuf, sur les écoles juridiques ou sur l'Islam. Certains croient que le tasawwuf est un asservissement ou une mise à l'écart, ou l'associe aux pipeaux et aux tambours mais aussi à des histoires, à des superstitions et à des innovations dans les affaires religieuses. Loin de la réalité, tout cela est à rejeter et ne peut en aucune façon être attribué aux Imams qui furent, à travers les siècles, connus comme étant des gens du tasawwuf et étant eux-mêmes des maîtres dans les sciences islamiques du hadîth, de la jurisprudence et du tafsîr. Ainsi parmi les narrateurs des livres canoniques du hadîth, vous trouverez constamment des gens du tasawwuf.
La seule définition du terme tasawwuf que nous connaissons est le désir de purifier le cœur et de perfectionner son suivi du Prophète Muhammad
Sheikh Habib 'Umar.
Chaque acte d’adoration, en islam, possède deux aspects indissociables. Le premier, spirituel, contribue à affermir le croyant dans sa relation à Allah l’Exalté et le second, social, permet de concrétiser l’unité des croyants à laquelle aspirent les musulmans. On retrouve ainsi ces deux aspects aussi bien dans l’accomplissement de l’office quotidien (aç-çalâh) en groupe, que dans la pratique du jeûne (aç-çiyâm) ou encore de l’aumône (aç-çadaqah). Il en va même pour le sacrifice de l’Aïd el Kébir, qui représente la Grande Fête des musulmans, point culminant du pèlerinage à la Mecque. Il s’agit d’une tradition par laquelle ils commémorent le geste noble de leur ancêtre, le Prophète Abraham, que la paix soit sur lui. Cette fête consiste tout d’abord dans l’accomplissant tôt le matin et en très grand nombre d’une prière spécifique accompagnée d’une exhortation, puis de l’égorgement d’une bête suivie de festivités où parents, voisins et amis se retrouvent dans la joie. Histoire, spiritualité et sociabilité sont donc au rendez-vous de ce grand moment du calendrier musulman. A ce sujet, il ne faut pas oublier que notre noble Prophète, paix sur lui, s’appuya sur les pratiques festives comme les mariages, les fêtes de circoncision, etc. et bien entendu sur l’Aïd pour inciter les gens aisés à aider les pauvres et les démunis. Il existe à ce sujets des paroles très explicites de notre noble Prophète, paix sur lui, citons-en trois.
Les imams al Boukhârî et Mouslim rapportent par exemple, d’après Salamah ibn al Akwa’, que notre noble Prophète, paix sur lui, dit « Celui d’entre vous qui immole une bête pour la fête du sacrifice, qu’il n’en conserve aucune viande chez lui au-delà de trois jours. » Lorsque vint l’année suivante, les gens s’interrogèrent « Oh, Messager de Dieu, devons procéder comme nous l’avons fait l’an dernier ? » Celui-ci leur répondit « Mangez, distribuez et conservez-en. L’an dernier les gens étaient dans l’indigence, et j’ai voulu que vous les soulagiez. »
L’imam Mouslim rapporte, d’après al Bouraïdah, que notre noble Prophète, paix sur lui, dit « Je vous avais interdit de consommer ou de conserver la viande de la bête immolée au-delà de trois jours, afin que les gens aisés en fassent bénéficier aux indigents. Maintenant, vous pouvez en consommer à loisir, en distribuer et en conserver. »
L’imam Mâlik rapporte, d’après le célèbre tâbi’î ‘Atâ’ ibn Yasâr, les propos suivants « Je demandais à Abou Ayyoub al Ançârî quel type de bête on égorgeait à l’époque du Messager de Dieu, paix sur lui. Il me répondit « A cette époque, un individu se contentait d’égorger un mouton pour lui-même et pour l’ensemble de sa famille. Ils en mangeaient et en distribuaient. C’était ainsi jusqu’à ce que les gens exagèrent et que les choses soient comme tu le vois maintenant. »
Ces trois paroles nous incitent à bien réfléchir sur les significations des actes d’adoration que nous accomplissons. Qu’exige de nous Allah le Tout Puissant par ce sacrifice de l’Aïd el Kébir ? Une commémoration, très certainement, afin que l’histoire des Prophètes ne tombe pas dans l’oubli. Une revivification, bien sûr, de notre relation au Créateur par la célébration de la prière et le geste du sacrifice. De la joie, certes, et de la bonne humeur pour que l’amour fraternel garde son intensité... Mais également, et peut-être avant tout, une réflexion sur le sens de notre existence et sur la nécessaire solidarité qui confère à l’humanité toute sa spécificité et sa noblesse. A l’époque de la prophétie, cela était réalisé entre autres par le fait de ne pas exagérer dans le choix de la bête à immoler, par l’interdiction du stockage excessif de la nourriture dans les périodes de disette, par l’incitation à se rapprocher de son voisin et des gens nécessiteux. Aujourd’hui, les temps ont changé... Dans les pays industrialisés, nous mangeons plus qu’à satiété, le combat contre la surcharge pondérale est considéré comme un véritable problème de santé publique, la viande est une denrée consommée quotidiennement par la quasi-totalité des gens. Dans une telle situation, il est urgent de reconsidérer la pratique du sacrifice de l’Aïd el Kébir à la lumière des dispositions édictées par nos pieux prédécesseurs. Imaginons une famille où les enfants, adultes et mariés, décident chacun d’égorger en son nom un animal le jour du sacrifice. Ils mangeront, invoqueront Dieu, feront la fête et... se contenteront peut-être de donner une part de leur bête à un voisin ou un ami ayant lui-même égorgé un animal. Nous entrons là dans un échange alimentaire qui ne remplit absolument pas la fonction sociale du sacrifice. Imaginons maintenant cette même famille, où les enfants décident de se retrouver le jour de l’Aïd el Kébir pour immoler une seule bête. Soucieux de secourir les pauvres, les indigents, les orphelins, les victimes de situations politiques, économiques et sociales désastreuses qui se comptent aujourd’hui par centaines de millions, ils ont décidé d’envoyer la somme correspondant à toutes les autres bêtes au profit d’une association caritative qui œuvre auprès des pauvres et des indigents. Ce sont alors plusieurs dizaines de milliers de familles qui recevront joie et bonheur grâce à l’effort de leurs coreligionnaires, ces « voisins planétaires » qui, tout en se trouvant parfois à plusieurs milliers de kilomètres, n’oublient pas qu’on ne peut fermer les yeux sur la réalité bien triste d’une part croissante de l’humanité.
Aslim Taslam !
L’expression de notre relation intime avec le Créateur

« Lorsque son Seigneur lui dit : « Soumets-toi », il répondit « Je m’en remets en totalité au Seigneur de l’Univers »
Sourate 2, Al Baqarah (La Vache), verset 131
Ce fut un appel... L’appel du Très Noble, du Magnificient, du Puissant, du Compatissant, du Magnanime, Allah le Tout Puissant, le Seigneur des mondes, l’Ultime doté des plus nobles attributs.
Ce fut un écho, une réponse claire et concise de la part du serviteur dévoué, du Père des Prophètes, comme le surnomme la Tradition, Ibrahim, que Dieu lui accorde Sa grâce et Ses bénédictions.
Aslamtou... Cette parole, couramment traduite en langue française par la formule « Je me soumets », n’est qu’autre que la manifestation patente de la profondeur d’une foi ferme, solide, ancrée au cœur de la poitrine du croyant. Ce croyant agit, formule des projets terrestres et manifeste ses ambitions célestes, il accomplit ses devoirs envers son Créateur et, surtout, il n’oublie jamais que ses actes, aussi minimes soient-ils à ses yeux, aussi importants puissent-ils être à son regard, ne peuvent aboutir ou se réaliser sans la volonté de Dieu. L’Incommensurable n’affirme-t-il pas, dans Son livre sacré :
« Mais vous ne pouvez vouloir que si Dieu veut, [Lui] le Seigneur de l’Univers »
Sourate 81, At-takwîr (L’obscurcissement), verset 29
En effet, le croyant peut-il considérer qu’il existerait, quelque part, une force agissante sur sa volonté propre ou sur ses actions en dehors de la Volonté du Créateur de l’Univers, du Pourvoyeur des subsistances, du Détenteur de l’Heure, du Façonneur de l’être humain ? Allah a octroyé à Son serviteur les capacités les plus nobles, puis Il lui a confié l’administration des biens terrestres, en lui déployant Ses signes dans l’univers, en lui-même et dans le cycle de la révélation. Lorsque le croyant se remémore l’ensemble de ces bienfaits divins, il ne peut que tourner sa face vers le Seigneur des mondes et, en toute humilité et gratitude, lui vouer une reconnaissance et un culte total. C’est ce que le Très Haut intima dans Son Livre à notre Noble Prophète, paix sur lui, en écho à l’attitude de son prédécesseur Ibrahim :
« Dis :
« Mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la
religion d’Abraham qui voua un culte exclusif à Dieu (hanîf), et il ne
fut point du nombre des associateurs. »
Dis : « En vérité, mon office (çalâh), mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers.
A Lui nul associé ! Et voilà ce qui m’a été ordonné, et je suis le
premier à m’en remettre en totalité à Lui [awwaloul mouslimine]. »
Sourate 6, Al an`am (les Bestiaux) versets 161-163
A l’instar de ces exemples les plus
nobles, de ces Prophètes dévoués en totalité à leur Seigneur
l’Omniscient, le croyant emprunte le chemin de la droiture et n’omet
pas de communiquer avec son Créateur par des formules dont la concision
n’a d’équivalence que la puissance spirituelle. Ainsi, lorsque je me
réveille le matin, je remercie mon Créateur de m’avoir accordé un temps
de vie supplémentaire, et je L’implore afin que cette journée naissante
soit remplie de Ses bienfaits et de Son agrément. Lorsque je m’apprête
à accomplir ma prière, je réitère cette invocation que notre Noble
Prophète
se plaisait à réciter : « J’ai orienté mon visage (wajjahtou wajhî)
vers Celui qui a créé les cieux et la terre, en Lui vouant un culte
exclusif, et je ne suis point du nombre des associateurs ». De même,
lorsque je m’apprête à me coucher, je réitère mon engagement contracté
envers mon Seigneur par la formule prophétique suivante : « Oh
Seigneur ! Je me remets à Toi, j’ai dirigé ma face vers Ton noble
Visage, j’ai confié mes affaires entre Tes mains et je m’en suis remis
à Toi par désir et par crainte. Il n’y a ni refuge, ni aucun endroit
pour me sauver de Toi qu’envers Toi. J’ai cru en Ton Livre que tu as
révélé et en Ton Prophète que Tu as envoyé. »
Cette communication transcendantale,
métaphysique, spirituelle représente la véritable expérimentation du
divin. Elle n’est autre que le point culminant du chemin qui mène à
Dieu, et pourrait-il d’ailleurs y avoir d’autre voie spirituelle que
celle débutant par l’apprentissage de l’invocation et se terminant par
une communication constante entre le croyant et son Seigneur ? Plus le
croyant apprend à s’en remettre, dans chacune des ses préoccupations,
de ses décisions, de ses affaires terrestres et célestes à Celui qui
détient la clef de chaque élément de la création, plus il augmente en
degré de spiritualité. Notre Noble Prophète
à l’instar de ses prédécesseurs, implorait l’Omnipotent dans chacune de
ses affaires, et il nous a appris maintes et maintes invocations, non
pas tant dans le but de réitérer sans réfléchir des paroles
« magiques » que dans l’espoir de voir la poitrine du fidèle s’ouvrir à
l’appel divin et s’illuminer de la plénitude de la foi.
Dans son élan de prédication Muhammad
lui, invitait ses contemporains à expérimenter cette communication avec
Dieu : « Aslim Taslam » est l’expression par laquelle il invita les
Gens du Livre, les polythéistes et autres adorateurs d’éléments de la
création à tourner leur visage vers le Miséricordieux par Essence et
par Excellence afin de recueillir les bienfaits de l’ultime révélation.
Aslim, Taslam... Remets-t’en en totalité à Ton Seigneur, tu entreras dans la paix... Tel est l’état d’esprit qui anime les contributions des rédacteurs de cette revue en ligne, auquel nous invitons chacun de nos lecteurs. Dans l’espoir qu’Allah le Tout Puissant nous comble de Ses bienfaits aux plans physique, psychique et spirituel.
Allahoumma âmîne
Le conseiller d’insertion et de probation (CIP) est un fonctionnaire de l’État chargé de la mise en oeuvre et du suivi de toute action susceptible de favoriser l’insertion sociale des délinquants majeurs faisant l’objet d’une mesure judiciaire. A ce titre, il est l’interlocuteur privilégié des magistrats et au premier chef du juge de l’application des peines. Acteur incontournable de la lutte contre la récidive et du développement des alternatives à l’incarcération, le CIP travaille en liaison étroite avec les partenaires locaux, notamment dans le cadre de la politique de l’emploi et de la ville.
I : Comment devient-on CIP ?
Le concours de CIP est ouvert au titulaire d’un DEUG, toutes les formations universitaires sont les bienvenues mais les reçus au concours sont majoritairement des juristes (70%).
La phase écrite du concours est constituée de deux épreuves : une note de synthèse et une dissertation de culture générale. Ceux qui ont franchi cette première étape doivent ensuite passer les deux épreuves orales : un oral sur un sujet de culture générale et une épreuve de travail en groupe.
Le concours en poche, l’élève CIP devient élève-fonctionnaire au sein de L’École Nationale d’Administration Pénitentiaire (ENAP), situé à Agen, où il va être formé pendant une durée de deux ans. Il est rémunéré pendant sa formation, qui se déroule en alternance à l’école et sur les terrains de stage (maison d’arrêt, centre de détention, Tribunal de Grande Instance, centre d’action sociale, associations ,commissariat etc.)
La première année de formation est axée sur des enseignements théoriques : droit, réglementation pénitentiaire, sociologie, psychologie, psychiatrie, criminologie. La seconde année s’articule autour de la soutenance d’un mémoire et la mise en application des savoirs. Les élèves sont notamment amenés à concevoir, réaliser, évaluer un projet d’action collective favorisant l’insertion des détenus ou des personnes suivies en milieu libre.
La rémunération net d’un CIP en début de carrière est de 8 867 francs, 15 369 francs en fin de carrière.
II : Quel est le rôle du CIP ?
Le CIP assure à la fois une mission d’aide à l’insertion sociale
et de contrôle à l’égard des personnes privées partiellement
ou totalement de liberté. Il concoure à la préparation des décisions
de justice à caractère pénal et en assurent le suivi et le contrôle
; il participe au maintient des liens sociaux et familiaux des
personnes incarcérées.
Le CIP exerce son métier au sein du service pénitentiaire d’insertion
et de probation qui est un service départemental. La fonction
du CIP l’amène à travailler en liaison étroite avec les autorités
judiciaires et civiles, tous les intervenants sociaux, institutionnels
et associatifs du département.
Le CIP travaille souvent au sein du tribunal (milieu ouvert)
et également au sein d’une maison d’arrêt. Parfois, il travaille
exclusivement en milieu fermé (centre de détention, maison centrale).
Tout dépend du lieu où il exerce.
Le rôle du CIP en milieu ouvert est :
de contrôler le respect des obligations imposées aux personnes placées sous main de justice (PPSMJ). On appelle PPSMJ, toute personne ayant fait l’objet d’une condamnation pénale quelle que soit la sanction prononcée par le tribunal (sursis simple, sursis avec mise à l’épreuve, travail d’intérêt général, peine de prison ferme, etc).
d’effectuer quand elles lui sont demandées des investigations (par le biais d’enquête) préalables à la prise de décision par la juridiction de jugement ou d’instruction. Ainsi, pour les jeunes de 18 à 21 ans, le juge d’instruction à l’obligation de saisir le CIP pour réaliser une enquête sur la situation socioprofessionnelle du jeune, une fois les éléments d’enquêtes vérifiées, le CIP peut proposer au juge une mesure alternative à l’incarcération.
de proposer des aménagements de peines pour les personnes condamnées à de courtes peines de prison (moins d’un an) : semi-liberté, libération conditionnelle, etc.
En milieu fermé, le travail du CIP consiste à :
- maintenir les liens sociaux et familiaux du détenu.
prévenir les risques de désocialisation (notamment par la mise en place d’activités socio-éducatives au sein de la prison : action contre l’illettrisme, aide aux indigents, prévention en matière de santé etc.).
individualiser la situation pénale par un suivi individuel du détenu.
préparer leur réinsertion sociale à leur sortie de prison (en orientant les détenus vers les structures de droit commun, leur faciliter l’accès aux soins, à un hébergement, à la formation professionnelle etc).
III : Les qualités d’un bon CIP
Ce métier requiert de réelles qualités humaines, liées à la nature même de la mission du CIP (préparer la réinsertion des délinquants) et au public auprès duquel il intervient. Le CIP est souvent confronté à des personnes violentes, marginales, manipulatrices mais aussi en grande souffrance. Un grand sens de l’écoute et une facilité d’adaptation aux situations les plus diverses est nécessaire pour affronter une population en grande précarité sociale et affective.
Le CIP étant l’interlocuteur privilégié des juges, il doit montrer sa capacité à comprendre l’environnement social et la situation psychologique des individus en rupture sociale, qu’il est amené à suivre. Cette qualité lui permet d’évaluer des situations difficiles et de proposer des solutions adaptées.
Une grande persévérance est un atout dans ce métier difficile parce que le CIP est souvent confronté à l’échec. Il ne faut pas oublier qu’il intervient dans la vie d’un individu là où toutes les structures ont échouées (éducation parentale, école, service sociaux, éducateurs etc.).
Enfin, ce métier exige d’avoir soi-même une vie équilibrée, il faut se protéger et savoir laisser les vies brisées croisées dans la journée derrière soi. Il faut pouvoir prendre ses distances faces à la monstruosité des actes commis par certains délinquants (crime de sang, viol, pédophilie, etc).
Les parents d’enfants en bas âge (âge préscolaire) devraient avoir peu d’exigences en terme de comportement et d’acquisition de connaissances dus aux limitations cognitives de cet âge. Ceci ne signifie pas que les enfants doivent courir dans tous les sens et faire ce que bon leur semble ; ils ont toujours besoin d’un cadre défini et de limites. Cela signifie qu’il faut faire prendre soin des méthodes employées pour élever les enfants et des valeurs qui sont leur inculquées dès le début. Il est intéressant de noter que le terme tarbiyah en arabe, qui est souvent employé dans le sens d’enseigner ou former, se rapporte généralement à la croissance, à l’augmentation, à l’alimentation et à la culture. Ceci se rapporte aux aspects physiques, intellectuels, émotionnels, psychologiques, et spirituels d’un individu. En parlant de croissance et culture, ceci implique que quelque chose a été déjà semé ou est déjà présent (fitrah naturelle). Tarbiyah fait donc référence aux diverses méthodes employées pour s’occuper d’un enfant jusqu’à ce que lui ou elle devienne responsable et agisse dans la soumission complète à Allah, soubhanah wa ta’ala. Les suggestions suivantes sont des techniques qui peuvent être employées pour l’éducation lors de la petite enfance.
Jouer, jouer, jouer
Pendant cette période de la vie, l’emphase devrait être faite sur le jeu, puisque c’est le moyen par lequel il comprend le monde autour de lui. Le jeu feint ou imaginaire est le type de jeu le plus commun pendant cette phase et il influe directement le développement cognitif, social et psychologique. Les enfants imiteront souvent le comportement des adultes ou d’autres enfants autour d’eux dans leur jeu, c’est leur manière de se préparer à leurs rôles particuliers dans la vie. Les filles imiteront le plus souvent leur mère et les garçons suivront les traces de leur père. Vous verrez des filles jouer avec des poupées, les habiller et les nourrir et des garçons dans des types de jeu plus physiques et plus rudes. Ces rôles typés se développent à un âge jeune et font naturellement partie du plan d’Allah pour la différentiation des responsabilités des hommes et des femmes. Ceux-ci et d’autres types de jeu devraient être encouragés et stimulés pour les enfants en bas âge.

Prévenir
L’expression « Mieux vaut prévenir que guérir » est vraie non seulement dans le domaine médical, mais également en psychologie. Il y a beaucoup de mesures que les parents peuvent prendre pour prévenir le mauvais comportement et pour éviter la rupture que ceci peut causer dans la famille. Tout d’abord, les enfants ont besoin de prévisibilité, de structure et de directives parce que ceci leur donne une sensation de sécurité et le sentiment qu’il y a ordre dans le monde. Quand ce cadre est présent ils ont moins tendance à se sentir anxieux ou stressé, ce qui en retour, diminuera la probabilité d’un comportement inadéquat. Les enfants agiront parfois de façon chaotique s’ils sont dans un environnement chaotique. Ensuite, la raison la plus commune d’une mauvaise conduite est probablement pour gagner l’attention d’un parent ou d’autres adultes. Une caractéristique propre de l’être humain est le besoin de contact, d’approbation et d’attention sociale, présent dès la naissance. Quand les parents répondent à ce besoin de façon adéquate, l’enfant se sentira en sécurité et sera plus apte à s’engager dans le jeu solitaire. Si un enfant ne peut pas obtenir l’attention par le comportement positif, il peut utiliser le comportement négatif à cette fin. Les parents peuvent satisfaire ce besoin en passant du temps de qualité avec leur enfant (par exemple, parler, jouer, lire, apprécier la nature et plus encore). La qualité est souvent plus importante que la quantité.
Récompenser le comportement positif
Le concept de récompense et de punition fait partie intégrante de l’ ’Aqidah islamique car il y a des conséquences naturelles pour chacune de nos actions. Cette même sagesse peut être appliquée pour l’éducation.
Le messager d’Allah
a dit qu’Allah, soubhanah wa ta’ala, dit : « Allah
a écrit les bonnes actions et les mauvaises. Alors Il l’expliqua [en
disant que] celui qui a l’intention de faire une bonne action, et qu’il
ne l’a pas faite, Allah lui inscrit auprès de Lui comme une pleine
bonne action, mais s’il a l’intention de faire une bonne action, et
qu’il l’a fait, Allah lui écrit auprès de Lui comme dix bonnes actions
et sept cents fois plus, ou plus encore. Mais s’il a l’intention de
faire une mauvaise action et ne l’a pas faite, Allah lui écrit auprès
de Lui comme une bonne action pleine. Mais s’il a l’intention de faire
une mauvaise action et l’a faite, Dieu lui inscrit comme une seule
mauvaise action. » (Rapporté par Bukhâri et Muslim).
On peut voir dans ce Hadith Qudsi la miséricorde d’Allah et ceci devrait être aussi bien reflété dans les méthodes éducatives des parents. Les récompenses sont efficaces en augmentant non seulement l’occurrence du comportement positif, mais également en diminuant le comportement négatif et en augmentant la confiance en lui-même de l’enfant. Les récompenses les plus efficaces pour des enfants sont les plus faciles à donner, telles que : l’éloge, l’encouragement, les étreintes, le remerciement, etc.
Ignorer le mauvais comportement
La plupart des comportements inappropriés des enfants en bas âge peuvent simplement être ignorés ou négligés. Le Prophète
est notre meilleur exemple à cet égard. Anas ibn Malik a dit : « Le Messager d’Allah
avait la meilleure disposition parmi les gens. Un jour il m’envoya
faire une course et je dis : « Par Allah, je n’irai pas. » mais il
était dans mon esprit que je ferai ce que le messager d’Allah m’avait
commandé. Je partis jusqu’à ce que je rencontre des enfants jouant dans
la rue. Le Messager d’Allah
arriva alors et m’a attrapa par derrière par l’arrière de mon cou.
Alors que je le regardais, je le trouvas avec le sourire et il dit :
« Unays (surnom d’Anas), es-tu allé où je t’ai demandé d’aller ? » Je
dit : « Ô messager d’Allah, oui j’y vais. » Anas a ajouté : « Je l’ai
servi pendant neuf années, mais je ne me rappelle pas qu’il m’ait
jamais dit quelque chose au sujet de ce que j’ai fait, pourquoi j’ai
fait cela, ou au sujet de quelque chose j’avais négligé, pourquoi je
n’avais pas fait cela. » (Muslim).
Nous pouvons comparer ceci à la façon dont nous réagissons ou agissons avec nos propres enfants. Pour les enfants en bas âge en particulier, il est vraiment contre-productif de réprimander, interroger quand ils ne comprennent pas eux-mêmes vraiment pourquoi ils ont agi d’une certaine manière. Ignorer simplement le comportement peut être la réponse la plus appropriée. Une autre technique est de réorienter l’enfant vers autre chose pour détourner l’attention de ce qui est indésirable.
Il est important de réaliser que, dans ces orientations, il y a autant de façons de faire qu’il y a de parents. Les parents doivent prendre en compte la personnalité, les aptitudes et les cadeaux uniques de chaque enfant lorsqu’ils décident d’une approche particulière. Ce qui peut fonctionner avec un enfant peut ne pas nécessairement être efficace avec d’autres. Il est également impératif de se rappeler que nos enfants sont l’un des plus grands tests qu’Allah, soubhanah wa ta’ala, nous donne et nous devons lui demander continuellement aide et conseils pour nous-mêmes et nos enfants. C’est le moyen le plus efficace et le plus puissant dans l’éducation.
« Et
quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi. Alors Je suis tout proche :
Je réponds à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’ils
répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient
bien guidés. »
Sourate 2, Al Baqarah (La vache), verset 186




de contrôler le respect des obligations imposées aux personnes
placées sous main de justice (PPSMJ). On appelle PPSMJ, toute
personne ayant fait l’objet d’une condamnation pénale quelle
que soit la sanction prononcée par le tribunal (sursis simple,
sursis avec mise à l’épreuve, travail d’intérêt général, peine
de prison ferme, etc).