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Résumé: Flo est née juste avant mai 68 dans une famille de vignerons. Mariée à 16 ans avec un puisatier qu'elle ne voit que trois mois sur 12, elle demeure à la propriété, accouche d'une fille en plein milieu des vignes, et attend impatiemment le retour de son mari. Lorsqu'il rentre, sa réaction surprenante face à la découverte de la paterrnité déconcerte Flo.
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Lorsqu'ils furent couchés, elle s'approcha doucement de lui et entoura son cou de ses bras. il la repoussa, agacé:
-Je t'ai dit que je suis fatigué!
-Qu'est-ce qui ne va pas? C'est à cause de Myriam, tu n'es pas heureux d'avoir une fille?
-Je n'aime pas les mauvaises surprises!
Pour le coup, Flo se dressa sur son séant, reprenant ses bras.
-Quoi? tu appelles Myriam "mauvaise surprise"?
-Ce n'est pas ça, je ne savais même pas que tu étais enceinte et que tu avais accouché!
-Mais comment, tu ne reçois pas mes lettres, tu ne les lis pas? C'est incroyable!
-Nous avons une vie très dure, et c'est vrai le courrier n'arrive pas toujours correctement.
-Bon, maintenant tu sais, c'est si difficile que ça d'accepter d'avoir une fille ainée plutôt qu'un garçon ainé?
-Non, sans doute, mais je ne m'y attendais pas, voilà tout!
-Faisons un garçon à présent!
-Pas de suite, je te l'ai dit je suis fatigué!
-Mais quand? ça fait neuf mois que je t'attends!
-Quand je serai plus en forme.
-Caline-moi alors, j'en ai tant rêvé!
-Je ne peux pas!
-Tu es fâché?
-Oui, peut-être, contrarié tout au plus...
-Je ne m'étais pas imaginé ainsi ton retour!
-Je ne fais pas exprès, c'est au-delà de mes forces pour ce soir, peux-tu comprendre? Je t'ai demandé de me laisser tranquille.
-Je VAIS te laisser tranquille!
Flo bondit hors du lit et saisit une couverture dans l'armoire.
-Ne le prends pas comme ça! Où vas-tu?
-Je te laisse tranquille, n'aie crainte, dors tout ton saoûl!
Flo se rendit à la salle d'eau, elle se fit couler une douche tiède pendant une demi-heure, sur le visage pour laver ses pleurs, elle suivait le trajet des gouttes depuis son menton jusqu'à ses seins, arrivées à l'extrémité du mamelon elles giclaient sur ses cuisses et ruisselaient le long de la jambe pour se perdre entre ses orteils. Lorsque le ballon d'eau chaude fut vide, elle s'envelopa dans un peignoir de bain jaune moutarde et descendit nu-pieds à la salle commune avec sa couverture qu'elle posa sur le divan. Elle engloutit rageusement un camembert entier, puis prit un torchon pour éponger sa tignasse dégoulinante.
La rage lui donnait soif, elle descendit à la cave, tira le tabouret près d'un tonneau, s'assit, ouvrit le robinet et laissa couler un verre de vin, elle le but d'un trait, puis elle recommença...
Au matin son mari trouva vide et froide la place auprès de lui. Il se souvint de leur conversation.
"Flo! Flo!" appela-t-il en vain, il s'habilla en hâte et fit le tour de la maison, rien, ni personne!
Il frappa à la chambre des beaux-parents, demanda de l'aide.
-Allez vous recoucher dit la mère, je vais vous la ramener votre Flo!
La mère se leva d'un bond et souffla au père:
-Bon sang, pourvu qu'elle ne soit pas...
Le père se leva aussi et tous deux filèrent droit à la cave, ils trouvèrent Flo écroulée à côté du tabouret et du tonneau, un verre encore en main, dans son peignoir de bain, les pieds tout froid.
Ils la portèrent à la salle d'eau, la mère alla faire chauffer du café et y versa une bonne cuillère de sel,
le père apporta une bassine d'eau chaude et y fit tremper les pieds de Flo, il appliqua des compresses fraîches sur ses tempes, elle ouvrit les yeux, la mère lui montra la tasse de café, Flo ouvrit ses lèvres et la mère lui fit ingurgiter le café salé brûlant. Flo grimaça, puis eut un haut-le-corps, son père la tourna vers la baignoire, et elle put vomir. La mère lava la cuve et fit couler un bain tiède. Elle aida Flo à entrer dans l'eau, demanda au père d'aller refaire du café. Flo était très pâle, la mère lui flanqua plusieurs gifles, et lui donna aussitôt plusieurs tasses de café sucré.
-Dépêche-toi, ton mari te cherche et t'attend!
En voilà des suites de retrouvailles!
-J'ai fêté son retour à ma manière gémit Flo en se frottant la nuque, ah quel mal de crâne!
-Tu ne penses à rien! Et Myriam, elle va têter de l'alcool ce matin?
-Il faut bien qu'elle soit sevrée un jour! Demande à la mamé de lui donner un biberon de lait.
-Elle va être contente tiens la mamé de savoir que sa Flo chérie est une poivrote!
-Dieu seul sait ce que la mamé a fait quand elle était jeune! Je suis sûre qu'elle ne dira rien!
-Que va penser ton homme?
-Ce qu'il voudra! Je n'en pense pas moins à son sujet.
L'affaire en resta là, mais Flo, cette nuit découvrit le chemin sûr d'une consolation illusoire et d'une mort lente assurée.
(à suivre)
PrincessK
Quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général...
si vous avez râté le début de l'histoire
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Perplexe et exitée à la fois, je pris le chemin du retour en me demandant comment présenter ce nouveau rendez-vous à la maison. Après avoir conçu et reconçu pour le moins 50 sénari différents pendant les trajets en tram, puis en voiture, je décidai de raconter très simplement la vérité à mon époux.
Il rit volontiers à l'énnoncé de tous les détails comiques que le lui rapportai, mais, ayant une réunion et un souper programmés pour la fin de journée, il est à l'évidence davantage préoccupé par ces circonstances proches, et ne paraît pas étonné que je ne donne aucune précision sur le lieu et l'heure exacte de la prochaine rencontre prévue.
DJM
(à suivre)
Oui c'est toujours, moi DJM qui raconte la suite, telle que K me l'a rapportée, ou peu s'en faut (quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général)
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Il me fit entrer dans une petite chapelle, je me demandais où tout cela me conduirait, des lambeaux de films défilaient dans mon cerveau très rapidement, Kubrick? je frissonnais, mais où t'es-tu encore fourrée K? Polanski? Parodie, je souriais...quel romantisme! ça me rapelle ...
Une fois que nous ayions pénétré en ce lieu silencieux, j'appreciais la fraîcheur qui régnait à l'intérieur de l'édifice. Il me fit assoir à coté de lui sur un banc et me parla, toujours à voix basse, du motif de cet entretien, sans que je puisse identifier son visage. La lumière aveuglante provenant de la rue m'empéchait de voir à contre-jour ce que les larges bords de son chapeau tenaient à l'ombre!
"Je vous ai appelé au sujet de ... , en fait ... figurez-vous, je dois étudier... des partitions anciennes et j'ai besoin de ...quelques renseignements, un de mes amis m'a certifié que... vous étiez très compétente... en ce domaine."
Il passe doucement la main dans son grand sac, une belle main au long doigts de pianiste, comme celles de mon époux, mais gantée et dépourvue d'alliance, pour en sortir une énorme liasse de partitions dont je connais bien le contenu, pour les avoir à étudier moi-même en vue d'un prochain rassemblement international !! Qu'est ce que cela signifie, tout ce tralala ? Pour ce genre de demande, il aurait pu me contacter par le NET comme d'autres l'ont fait!!! (on requerrait une professionnelle de haute compétence pour un service très spécial, m'avait expliqué mon époux et je ne m'étais pas attendue du tout à ce sénario). Je passe ma main sur mon front moite que j'éponge de toute son appréhension mélée de contrariété. Néanmoins, je contiens mon humeur.
"Vous avez un instrument au moins que je puisse vous montrer?" Il se leva, et m'invita à le suivre dans le grenier de l'édifice, c'est du moins ce dont j'eus l'impression tout d'abord.
DJM
(à suivre)
Je peux vous dire une chose dont je suis fier, cette fois, c'est moi qui ai lu ce que j'avais écrit à K, elle a souri, elle a ri, ça l'a mise en joie, et pour moi c'est déja le plus précieux des cadeaux!
K dit que je suis énervant parce que je passe du présent au passé, et du passé au présent sans crier gare, gratuitement, et au fond, je sais ça l'amuse.
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Après nous être faufilés entre voitures et passants, nous pénétrons dans la cour d'une grande bâtisse du XVIII ème siècle, par une large et lourde porte de bois, ornée de ferroneries en appliques, cloutée et surmontée d'un des fameux mascarons qui font la popularité de ces quartiers.
"Maintenant passons aux choses sérieuses, j'ai ce qu'il vous faut pour pouvoir être présentable ici, pour notre entrevue.
"Vous n'allez pas demeurer dans ce lieu habillée comme ça" il a chuchoté ceci à mon oreille d'un ton si grave et si indigné que je lui réponds en riant : "je ne suis pas nue, ma parole, et en ce jour caniculaire de septembre ma tenue n'a rien d'anormal, à en voir celle des élèves du lycée Montaigne ! en quoi ce lieu?..." Il me fit remarquer que les jeunes lycéennes ne fréquentaient pas ce lieu.
Il sortit de son grand sac un vêtement, frère de sa cape noire, mais marron, étrangement ressemblant à une bure de moine, mais en plus léger, plus souple et plus "chic" (haute couture?) et me le passa pour que je l'enfile par dessus ma tenue. Agréable, frais et doux, satin?
Sexy !!!! sous la bure !!!! il ne me manquait plus que ça, moi qui, par cette chaleur, ne révait que de me promener nue sur une plage déserte des Landes !!!!
DJM
(à suivre)
une note récente, un gars qui s'appelait Larry je crois, il disait qu'il ne savait pas s'il allait rester, qu'il venait de poser ses cartons, que les ouvrir lui faisait mal, j'ai voulu cliquer sur son icone qui représentait un être vert comme un martien peut-être! pour lui dire que je suis de passage, que moi non plus je ne sais pas si je vais vraiment ouvrir mes cartons ici, parce que j'en ai d'autres ailleurs, parce que j'ai d'autres choses à faire, que je finis juste de poster tous les épisodes de l'homme au chapeau mou que mon homme a écrits et qu'ensuite, peut-être...
enfin je sais pas trop!
des princesses y en a plein vox
des qui me ressemblent en plus
sais pas pourquoi
est-ce que toutes les princesses se ressemblent? m'étonnerait quand même!
moi, j'aime être unique et voilà que...
bon!
Mais c'est pas ça l'histoire, je clique sur l'être vert là sur la page des dernières notes, et quoi?
une page qui s'ouvre: comme quoi cet individu ne fait plus partie de vox et qu'il va nous manquer!
alors l'individu il a posté sa note et aussitôt il saborde son vox? incroyable!
ou alors c'est comme la Dame blanche, on l'a vu, on veut se retourner vers lui, l'est plus là!
et pourtant on est pas sur l'autoroute ou la nationale!
qu'est-ce que c'est ce truc? alors?
Racontez votre journée idéale.
Suggéré par princesse101.
DJM connaît la suite de l'histoire de l'homme au chapeau mou, et de la journée parfaite puisque je la lui ai racontée, alors il va l'écrire lui-même il a dit!
alors il le fera
sûr!
PROMIS
ça sera p'tète pas raconté comme j'aurais fait, mais ça aura son charme, n'en pas douter
Racontez votre journée idéale.
Suggéré par princesse101.
la journée idéale pour moi, c'est: tout arriver à faire de ce qui est marqué sur ma feuille de route + avoir un petit moment pour ne RIEN faire (= rêver yeux ouverts ou fermés, penser à un ou des amis, sourire pour rien comme ça, en balançant mes pieds)
je m'octroie un petit temps de décompression là, parce que: comme j'ai récupéré tous les miens de tous mes ex u-blogs haha!
rien n'est si pressé que ça pour que je m'active comme une malade à les rebloguer illoco, si bien que, ben je vais le faire très très doucement, quand j'aurai vraiment le temps, pluitôt que de stresser et mal faire.
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un jour comme ça parmi d'autres: après la douce chaleur du lit, je me lève et prends connaissance de ma feuille de route, je dois rejoindre un inconnu sous la grosse horloge, il aura un feutre mou (ce n'est pas si fréquent, je ne peux pas me tromper -serais-je inquiète?) c'est mon homme qui a reçu le message et me le donne avec force détail.
Il me souhaite très bonne journée et bon retour après le RV
j'aime aller au devant d'inconnus, ils ne sont pas toujours beaux ou charmants, mais de bonne volonté le plus souvent
mon homme est très attentif à ce que je vive épanouie, au contact d'autres, il se réjouit de la bonne journée que je vais passer, il disparaît assez vite pour vaquer à ses affaires "tu me raconteras?" Oh que oui!
je prends mon temps pour me baigner, m'habiller, me coiffer, prendre mon petit déjeuner, me sentir bien dans ma peau, propre, parfumée, belle, souriante en tous cas
je choisis une tenue sport mais féminine pour ne pas dire sexy, je me demande si je plairais à mon homme comme ça, si oui, c'est bon, je peux enfin sauter dans ma voiture et franchir tous les nombreux kilomètres qui me sépare de la métropole aquitaine
il fait si beau que c'est un réel plaisir, les ciels bleus, les terres ocres, les maïs beiges, les vignes vertes, le vent chaud qui apporte les senteurs de résine
j'aime conduire en campagne, je laisse la voiture à Talence pour prendre le tram et gagner le centre ville
je me demande comment sera mon "inconnu", un corps sous un chapeau feutre mou, c'est très vague pour exiter l'imagination!
j'espère qu'il ne sera pas pressé, je redoute les gens pressé, j'aime en tout prendre mon temps, surtout dans ce genre d'affaire
jeune, je l'imagine jeune, enfin pas plus que la quarantaine, brun, les yeux clairs, les mains chaudes
bah, c'est n'importe quoi, je verrai bien...