3 posts tagged “anorexie”
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Je réfléchis à haute voix avec ma compagne à mes côtés, nous connaissons une personne qui traverse souvent des crises boulimiques, mais elle ne fait qu'absorber de la nourriture, sans la régurgiter, elle engraisse pas mal, ces moments alternent avec d'autres où elle ne mange rien, pendant plusieurs jours. L'un dans l'autre, elle rejoint un poids normal en conservant d'agréables rondeurs.
Elle mange comme un hamster qui se bourre les bajoues à l'extrême, dans les moments où elle est seule, pas inoccupée, mais seule, non pas qu'elle s'ennuie vraiment, mais sans doute que son homme, ses enfants, ses amis lui manquent, alors, elle attend et en attendant éperdument, elle dévore. Ensuite elle se livre à des séries ininterrompues d'exercices, pour éliminer, et en ressort "vidée"!
Son estomac refuse toute nourriture lorsqu'elle est angoissée ou stressée à l'extrême, c'est un malaise sourd qui lui saisit l'estomac, lui donne la nausée, sans qu'elle ait rien mangé. Parfois elle sait pourquoi elle a peur et de quoi ou de qui, d'autres fois, elle ignore la cause de ce mal-être alors que tout semble aller bien dans sa vie. Elle éprouve un sentiment de dégoût et en même temps de fierté d'être capable de "se vaincre" comme elle dit.
Nous, on observe, on écoute, on essaye de ne pas juger, mais ce n'est pas évident, la soutenir est difficile, on a l'impression qu'on agît souvent a contrario!
On sait qu'elle a vécu une enfance pas possible, avec beaucoup d'agressions intrafamiliale, de plus, dans un contexte où la nourriture était "sacrée" et tenait la place numéro 1, une famille de restaurateurs préparant une cuisine traditionnelle landaise (cuisine du cochon, fabrication de foie gras, confits, pâtés).
Elle a suivi des psychothérapie, des régimes, une psychanalyse, elle est à peine un peu moins dans cet état!
Elle nous a dit qu'elle fait un "break" en ce moment, stop le régime, stop le psy, stop les questions, les comment et pourquoi. Elle aimerait faire une cure de sommeil, puis de remise en forme dans la montagne.
En fait c'est pas possible, parce que les toubibs envoient vers des hôpitaux, en section psy, en quasi isolement (sauf les entretiens avec l'équipe soignante et les moments de promenade), et en huit jours, il faut que la personne ressorte "changée" avec d'autres habitudes, une autre mentalité, c'est un peu une solution d'urgence pour anorexique suicidaire, mais pas vraiment pour son cas.
Les amis et ses parents ne veulent pas l'accueillir, trop de responsabilité qu'il ne tiennent pas à assumer! Ils préfèrent qu'elle soit "prise en charge", ils ont peut-être raison, mais le lieu idéal n'existe pas! Et à ce que nous connaissons des milieux soignants actuels, à part d'être indépendant totalement et non conventionné ou remboursable, pas de solution, rentabilité, rentabilité!
Je crois que dans la démarche de notre amie, il y a justement une révolte contre la rentabilité (qui vient se loger dans l'industrie alimentaire, les milieux de la santé), les canons établis (de la mode et de la beauté). Elle refuse d'être soumise à certaines pressions sociales, catégorielles, familiales, et aussi dans son boulot
(cette reflexion n'est pas terminée, on pourrait même dire qu'elle ne commence qu'à peine).
Bonjour dans vos blogs!
quelques news fraîches du jour: aujourd'hui et hier, Princess est allée aider un concertiste à qui elle tourne les pages, et tire les jeux (orgue), elle est son assistante pour le concert de demain.
Elle "revit", elle est "autre", elle est belle comme un astre!
Par petit coups de deux heures comme ça, elle peut continuer sa vie d'artiste.
Ensuite elle se repose à la maison!
DJM avec PrincessK à ses côtés, pendant la "pause"
Je réfléchis à haute voix avec ma compagne à mes côtés, nous connaissons une personne qui traverse souvent des crises boulimiques, mais elle ne fait qu'absorber de la nourriture, sans la régurgiter, elle engraisse pas mal, ces moments alternent avec d'autres où elle ne mange rien, pendant plusieurs jours. L'un dans l'autre, elle rejoint un poids normal en conservant d'agréables rondeurs.
Elle mange comme un hamster qui se bourre les bajoues à l'extrême, dans les moments où elle est seule, pas inoccupée, mais seule, non pas qu'elle s'ennuie vraiment, mais sans doute que son homme, ses enfants, ses amis lui manquent, alors, elle attend et en attendant éperdument, elle dévore. Ensuite elle se livre à des séries ininterrompues d'exercices, pour éliminer, et en ressort "vidée"!
Son estomac refuse toute nourriture lorsqu'elle est angoissée ou stressée à l'extrême, c'est un malaise sourd qui lui saisit l'estomac, lui donne la nausée, sans qu'elle ait rien mangé. Parfois elle sait pourquoi elle a peur et de quoi ou de qui, d'autres fois, elle ignore la cause de ce mal-être alors que tout semble aller bien dans sa vie. Elle éprouve un sentiment de dégoût et en même temps de fierté d'être capable de "se vaincre" comme elle dit.
Nous, on observe, on écoute, on essaye de ne pas juger, mais ce n'est pas évident, la soutenir est difficile, on a l'impression qu'on agît souvent a contrario!
On sait qu'elle a vécu une enfance pas possible, avec beaucoup d'agressions intrafamiliale, de plus, dans un contexte où la nourriture était "sacrée" et tenait la place numéro 1, une famille de restaurateurs préparant une cuisine traditionnelle landaise (cuisine du cochon, fabrication de foie gras, confits, pâtés).
Elle a suivi des psychothérapie, des régimes, une psychanalyse, elle est à peine un peu moins dans cet état!
Elle nous a dit qu'elle fait un "break" en ce moment, stop le régime, stop le psy, stop les questions, les comment et pourquoi. Elle aimerait faire une cure de sommeil, puis de remise en forme dans la montagne.
En fait c'est pas possible, parce que les toubibs envoient vers des hôpitaux, en section psy, en quasi isolement (sauf les entretiens avec l'équipe soignante et les moments de promenade), et en huit jours, il faut que la personne ressorte "changée" avec d'autres habitudes, une autre mentalité, c'est un peu une solution d'urgence pour anorexique suicidaire, mais pas vraiment pour son cas.
Les amis et ses parents ne veulent pas l'accueillir, trop de responsabilité qu'il ne tiennent pas à assumer! Ils préfèrent qu'elle soit "prise en charge", ils ont peut-être raison, mais le lieu idéal n'existe pas! Et à ce que nous connaissons des milieux soignants actuels, à part d'être indépendant totalement et non conventionné ou remboursable, pas de solution, rentabilité, rentabilité!
Je crois que dans la démarche de notre amie, il y a justement une révolte contre la rentabilité (qui vient se loger dans l'industrie alimentaire, les milieux de la santé), les canons établis (de la mode et de la beauté). Elle refuse d'être soumise à certaines pressions sociales, catégorielles, familiales, et aussi dans son boulot
(cette reflexion n'est pas terminée, on pourrait même dire qu'elle ne commence qu'à peine).
Bonjour dans vos blogs!
quelques news fraîches du jour: aujourd'hui et hier, Princess est allée aider un concertiste à qui elle tourne les pages, et tire les jeux (orgue), elle est son assistante pour le concert de demain.
Elle "revit", elle est "autre", elle est belle comme un astre!
Par petit coups de deux heures comme ça, elle peut continuer sa vie d'artiste.
Ensuite elle se repose à la maison!
DJM avec PrincessK à ses côtés, pendant la "pause"