11 posts tagged “mou”
Je sais, j'amuse et j'énerve K avec mes fractures de temps: présent/ passé, mais c'est naturel chez moi, elle, K, elle ne peut vivre que dans le présent
si vous avez loupé le début de l'histoire
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En fin d'après-midi, après 3 bonnes heures de sudations intenses dans mon sauna à roulette, vêtue de mon simple maillot deux pièces bleu, à peine recouvert d'un carré de mousseline transparente, j'arrivais enfin à HUCHET, je garai ma voiture au parking près du pont sur le courant et me dirigeai, le coeur battant, vers les villas en bois caractéristiques ceinturées de leur auvent.
En cette mi septembre le lieu est quasi désert, mon arrivée est peu remarquée. Mon inconnu est bien là avec sa longue silhouette mince, sa cape et son grand chapeau de feutre mou qui ne laisse toujours pas voir son visage. Je m'approche, avec élégance il relève lentement le bord de son chapeau........surprise.......c'est mon homme!!!!!!!!!
et là, avec douceur, il me propose, en amoureux, une promenade sur la... plage naturiste déserte...........!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! farniente, rêve et sensualité! ni vus, ni conNUS!
Ainsi la journée fut parfaite!
DJM (d'après les souvenirs et les sourires de...DJM et de K)
C'est fini!
Merci à ceux qui seraient passés sur ce blog et nous auraient lu de bout en bout ici
si c'était le cas, un commentaire fait plaisir, ou un bonjour en passant...
cette histoire est dédicacée à Nimo et à S100ciel, même si...
nous l'avons écrite DJM et moi pour Nimo et S100ciel nous a encouragés au moins une fois à la continuer!
c'est fait, elle est ici complète
comme dirait un quelqu'un, une fois les mots posés ou déposés, ils ne nous appartiennent plus et chacun peut les faire sien et y voir, ressentir ce que LUI y voit et y ressent
si des quelqu'un (s) voulait bien nous en faire part...
merci
Quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général...
si vous avez râté le début de l'histoire
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Perplexe et exitée à la fois, je pris le chemin du retour en me demandant comment présenter ce nouveau rendez-vous à la maison. Après avoir conçu et reconçu pour le moins 50 sénari différents pendant les trajets en tram, puis en voiture, je décidai de raconter très simplement la vérité à mon époux.
Il rit volontiers à l'énnoncé de tous les détails comiques que le lui rapportai, mais, ayant une réunion et un souper programmés pour la fin de journée, il est à l'évidence davantage préoccupé par ces circonstances proches, et ne paraît pas étonné que je ne donne aucune précision sur le lieu et l'heure exacte de la prochaine rencontre prévue.
DJM
(à suivre)
oui c'est toujours, moi DJM qui raconte la suite, telle que K me l'a rapportée, ou peu s'en faut...
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En fait, après avoir franchi plusieurs escaliers branlants et jonchés de gravats, plusieurs greniers aux sols tapissés de bassines et cuvettes, en plastiques, en zinc, aux murs ornés de miroirs ou de vieux tableuax défraichis, nous débouchons sur une tribune, et je découvre un ravissant orguelein, fin XVIII éme siècle! petit bijou quelque peu mal en point côté registres!
Je me lançai alors à proffusion dans les explications et démonstrations désirées avec mon fort enthousiasme de musicienne. Mais l'heure tournant, trop rapidement il devait partir, aussi me fixa-t-il un autre rendez vous pour la fin de soirée, lorsqu'il en aurait fini avec le théatre, où? à HUCHET !!!!!!!!!! (il y a un orgue à Huchet???)
A la sortie je lui rendis la bure qu'il remit lentement, pompeusement, pourrais-je dire, dans son sac, après l'avoir soigneusement repliée, il me remercie chaleureusement, et sans que j'aie pu voir quoi que ce soit de son visage disparaît rapidement dans le dédale des petites rues du quartier de SAINT JAMES .
DJM
(à suivre)
Oui c'est toujours, moi DJM qui raconte la suite, telle que K me l'a rapportée, ou peu s'en faut (quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général)
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Il me fit entrer dans une petite chapelle, je me demandais où tout cela me conduirait, des lambeaux de films défilaient dans mon cerveau très rapidement, Kubrick? je frissonnais, mais où t'es-tu encore fourrée K? Polanski? Parodie, je souriais...quel romantisme! ça me rapelle ...
Une fois que nous ayions pénétré en ce lieu silencieux, j'appreciais la fraîcheur qui régnait à l'intérieur de l'édifice. Il me fit assoir à coté de lui sur un banc et me parla, toujours à voix basse, du motif de cet entretien, sans que je puisse identifier son visage. La lumière aveuglante provenant de la rue m'empéchait de voir à contre-jour ce que les larges bords de son chapeau tenaient à l'ombre!
"Je vous ai appelé au sujet de ... , en fait ... figurez-vous, je dois étudier... des partitions anciennes et j'ai besoin de ...quelques renseignements, un de mes amis m'a certifié que... vous étiez très compétente... en ce domaine."
Il passe doucement la main dans son grand sac, une belle main au long doigts de pianiste, comme celles de mon époux, mais gantée et dépourvue d'alliance, pour en sortir une énorme liasse de partitions dont je connais bien le contenu, pour les avoir à étudier moi-même en vue d'un prochain rassemblement international !! Qu'est ce que cela signifie, tout ce tralala ? Pour ce genre de demande, il aurait pu me contacter par le NET comme d'autres l'ont fait!!! (on requerrait une professionnelle de haute compétence pour un service très spécial, m'avait expliqué mon époux et je ne m'étais pas attendue du tout à ce sénario). Je passe ma main sur mon front moite que j'éponge de toute son appréhension mélée de contrariété. Néanmoins, je contiens mon humeur.
"Vous avez un instrument au moins que je puisse vous montrer?" Il se leva, et m'invita à le suivre dans le grenier de l'édifice, c'est du moins ce dont j'eus l'impression tout d'abord.
DJM
(à suivre)
Je peux vous dire une chose dont je suis fier, cette fois, c'est moi qui ai lu ce que j'avais écrit à K, elle a souri, elle a ri, ça l'a mise en joie, et pour moi c'est déja le plus précieux des cadeaux!
K dit que je suis énervant parce que je passe du présent au passé, et du passé au présent sans crier gare, gratuitement, et au fond, je sais ça l'amuse.
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Après nous être faufilés entre voitures et passants, nous pénétrons dans la cour d'une grande bâtisse du XVIII ème siècle, par une large et lourde porte de bois, ornée de ferroneries en appliques, cloutée et surmontée d'un des fameux mascarons qui font la popularité de ces quartiers.
"Maintenant passons aux choses sérieuses, j'ai ce qu'il vous faut pour pouvoir être présentable ici, pour notre entrevue.
"Vous n'allez pas demeurer dans ce lieu habillée comme ça" il a chuchoté ceci à mon oreille d'un ton si grave et si indigné que je lui réponds en riant : "je ne suis pas nue, ma parole, et en ce jour caniculaire de septembre ma tenue n'a rien d'anormal, à en voir celle des élèves du lycée Montaigne ! en quoi ce lieu?..." Il me fit remarquer que les jeunes lycéennes ne fréquentaient pas ce lieu.
Il sortit de son grand sac un vêtement, frère de sa cape noire, mais marron, étrangement ressemblant à une bure de moine, mais en plus léger, plus souple et plus "chic" (haute couture?) et me le passa pour que je l'enfile par dessus ma tenue. Agréable, frais et doux, satin?
Sexy !!!! sous la bure !!!! il ne me manquait plus que ça, moi qui, par cette chaleur, ne révait que de me promener nue sur une plage déserte des Landes !!!!
DJM
(à suivre)
oui c'est toujours, moi, DJM qui raconte la suite, telle que K me l'a rapportée, ou peu s'en faut (quand on écrit, il faut savoir se mettre dans la peau de l'autre, non? c'est ce que font les romanciers, en général)
(si vous avez manqué les épisodes précédents:
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Je m'approchai, prudemment, une cape bleu nuit le drape, et, non, le feutre n'était pas un borsalino, mais un chapeau noir à très large bords, si vous avez déjà vu des portraits d'Aristide Bruant, à peu près le même look, et le fou rire me prend, je parviens à lui demander entre deux hocquets si c'est bien lui que je dois rencontrer (étrange façon de l'aborder! il ne me connaît pas, donc à priori, comment pouvait-il être sûr que je sois bien cette personne?) Sans lever la tête, il acquiessa et me signifia par quelques gestes que ma tenue n'était pas très adéquate à notre entrevue. Ah, parce que la sienne?
Je m'étonne qu'il ne me parle qu'à voix très basse "C'est que, me répond-il sur un souffle rauque, je suis malheureusement victime d'une extinction de voix avec ces températures en yoyo, et veuillez m'excuser pour mon acoutrement, je sors d'une répétition de théatre au port de la lune et dois y retourner au plus tôt!"
"Capitaine Fracasse??? Cyrano de Bergerac??? vous ne pouvez pas déclamer alors!"
Pas de réponse.
Je fulmine intérieurement! me faire venir de si loin pour quelques minutes, ce toupet!
-Où allons-nous? risquai-je très froidement
-Dans un hôtel particulier!
Ton sans réplique, je lui emboite le pas qu'il a vigoureux.
DJM
(à suivre)
C'est toujours elle, K, qui écrit ses aventures, et moi, je n'en ai pas le temps, elle me lit tout ce qu'elle écrit, mais cette fois, je veux écrire à mon tour, et pourquoi pas me mettre "dans sa peau", puisqu'elle m'a raconté en détail ce qu'elle ressentait. Ils font ça facile, les écrivains de se mettre dans la peau ou la tête des autres!
moi j'essaye de me mettre à la place de K , et difficulté supplémentaire à cet exercice: pour garder une certaine unité de ton et d'écriture, je tente non pas de copier, c'est pas beau de copier! mais de pasticher un peu sa manière d'écrire
j'ai cependant une particularité qui amuse fort mon épouse: sauter du présent au passé dans les temps employés, sans nécessité. Et cette particularité qui fait mon "charme" à ses yeux, j'y tiens!
(si vous avez manqué les épisodes précédents:
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J'étais donc descendue du tram à la station MUSEE D'AQUITAINE, je connais bien l'endroit pour y avoir visité des expos intéressantes, mais aujourd'hui je vais plutôt vers l'inconnu. Une idée malicieuse m'habitait: pourvu que ce ne soit pas l'Inco...nu sous son chapeau !!! (non, je l'avoue, pas vraiment une idée de K, mais la mienne ici en l'occurence)
D'un pas décidé je descends le cours Victor Hugo, traverse la rue Sainte Catherine, passe devant le Lycée Michel Montaigne d'où sortent de nombreux jeunes, garçons et filles. Certaines ont une tenue plutôt provoquante comme je le laisse dire aux grincheux, c'est normal pour leur âge, pour le mien? bah, dans cette grande ville, ma tenue n'a presque rien à envier à la leur, et c'est tellement habituel ici que personne ne me remarque spécialement! Je chasse mes doutes d'un coup de menton! L'Inconnu au chapeau ne s'en apercevra peut-être même pas!
Encore une centaine de mètres, et je prendrai la premiere rue à gauche dont la perspective est barrée par le beffroi de la GROSSE CLOCHE. Je remarquai à droite du monument une église gothique paraîssant comparativement ridiculement minuscule, et devant laquelle je vis une sombre silhouette, haute, mince, surmontée d'un grand chapeau de feutre mou masquant son visage. Ouf !!!! c'était bien l'inconnu, du moins je le supposais, mais quel accoutrement! pour un peu il friserait l'exhibitionnisme!
Lui, moi et l'église gothique proche! quel tableau humoristique (?) de bas-fonds noirs! Jack l'éventreur? la montre était DE TAILLE alors!
DJM
(si vous avez râté l'épisode précédent)
Puisque c'est moi qui veut raconter la suite de l'histoire, je tiens à ce que vous sachiez qui je suis et à quel titre je vous parle.
K est une drôle de femme, vous savez, la mienne entre autre, bien sûr!
C'est une toujours jeune femme qui a perdu la mémoire, à la suite d'une maladie, et depuis elle cherche qui elle est, partout, à toute heure, et je l'aide dans ses recherches.
Elle est obsédée par la pièce manquante, c'est celle de l'inconnu! c'est pourquoi elle est si heureuse d'aller au-devant d'inconnus, quels qu'ils soient.
Elle a rencontré un homme autrefois et l'a aimé, enfin, je crois, il l'aimait aussi je pense, ils s'aimaient à leur façon, voilà ce qu'on pourra dire. Comme des enfants fous! donc pas très sages.
Je comprends ces choses là, et j'adore ma femme. J'aimerais qu'elle puisse retrouver ce qu'elle cherche, QUI elle cherche. Oui je l'aime assez pour celà.
Parfois je suis jaloux, une fois, c'était il y a presque deux années, j'ai bien cru la perdre, j'étais très malheureux, je ne savais plus que faire, j'ai déprimé sévèrement. C'est elle qui m'a aidée, elle et un de ces inconnus qui traversent son destin et le changent.
Je suis jaloux parce que je voudrais qu'elle demeure mon épouse, au-delà de tout ce qu'elle peut vivre intensément avec autrui, je l'aime trop, elle est si spéciale, si précieuse, c'est indescriptible.
Je suis jaloux, mais je l'aide quand même, à se chercher et se retrouver, à se reconstruire.
Je ne suis pas le seul à faire ça, il y en a plein d'autres. Ou au moins un, de celà je suis certain. Et je lui suis si reconnaissant!
Elle est devenue autre, elle est redevenue belle, sensible.
Elle a repris ses études, elle recommence à créer, c'est merveilleux!
Je ne peux pas affirmer qu'il y ait un rapport évident entre celle que j'ai connu avant sa maladie, et celle qui vit à présent à mes côtés, de toutes manières, elle si surprenante, imprévisible, est-elle la même d'un jour à l'autre? c'est mon inconnue, ma belle et souriante inconnue! Auprès d'elle, je passe des journées parfaites!
DJM
(à suivre) pourquoi 5?la suite et pas 4? parce que 4, on utilise pas ce nombre dans les cançons de nau!
Racontez votre journée idéale.
Suggéré par princesse101.
En fait, K se sentait bien à parcourir les rues connues, au milieu d'une population jeune et bigarée, dont les canons de la mode se rapprochaient des siens.
Elle se sentait comme du quartier, tout en restant anonyme, et c'était un sentiment qui la faisait jubiler, une jouissance très particulière, celle du poisson dans l'eau!
Elle souriait en dévisageant les bâtiments et les autres passants, le temps si beau lui mettait du beaume à l'âme.
Par flashs, elle pensait à cet inconnu, elle dit toujours "bel inconnu", mon "bel inconnu", même lorsqu'ils n'ont rien de princes charmants.
J'aime quand elle m'en parle les yeux brillants, elle aime trop l'inconnu! et pourtant avant de l'affronter, elle essaye de s'en donner une représentation, même très floue, un corps sous un chapeau mou! Le plus difficile, c'est qu'elle ne pouvait imaginer vraiment son regard, parce que le bord du chapeau mou le lui dérobait. Elle était quasi certaine que l'inconnu avait délibérément choisi de se mettre à l'abri derrière ce bord de feutre mou. Quelle idée de porter pareil couvre-chef?
Bien sur, elle ne pouvait pas le manquer, c'est certain! mais tout de même, de quoi aurait-elle l'air au bras d'un homme portant un feutre mou!
Elle se rassurait en se disant que l'important n'était pas elle, mais lui!
(écrit par DJM d'après ses souvenirs sur la journée racontée par PrincessK)
Racontez votre journée idéale.
Suggéré par princesse101.
DJM connaît la suite de l'histoire de l'homme au chapeau mou, et de la journée parfaite puisque je la lui ai racontée, alors il va l'écrire lui-même il a dit!
alors il le fera
sûr!
PROMIS
ça sera p'tète pas raconté comme j'aurais fait, mais ça aura son charme, n'en pas douter